Je me suis lancée dans la lecture de ce roman dystopique de Tony Renard, qui m'a attirée par sa conception originale. L'histoire se décompose en six chapitres qui représentent chacun une temporalité de vingt-quatre heures. Chaque chapitre va nous raconter les aventures de quatre personnages, très différents mais dont les histoires vont se rejoindre et s'entremêler.
Nous avons d'abord Dax, un enfant de dix ans qui vit au niveau inférieur et qui n'a pas eu de chance jusqu'ici. Puis nous suivons Tris, un policier qui fait office de lien entre les deux niveaux. Impéria, la présidente de l'Assemblée et Julien, un vieil homme qui génère des codes pour l'IA habitent tous les deux au niveau des privilégiés.
Ce découpage régulier, d'abord de la temporalité puis des aventures des personnages, rythme le récit. J'ai trouvé cela original et bienvenu. D'autant plus que chaque partie est agrémentée de dessins réalisés par Elise Carret, une artiste 3D qui a travaillé entre autres avec Disney et Netflix. C'est la première fois qu'elle illustre un roman et je pense que c'est une réussite. Les dessins apportent une plus-value au texte et égayent ce roman plutôt destiné aux ados (mon adolescence est loin derrière moi mais j'ai apprécié cette histoire donc il peut plaire aussi aux adultes :) ).
L'écriture de Tony Renard est alerte et immersive et nous entraine vers une fin assez conventionnelle mais qui fait le job !
J'ai aimé le sujet principal qui nous fait part des dangers et des dérives de l'IA. J'ai apprécié aussi que l'auteur aborde le sujet des inégalités sociales.
J'ai trouvé quelques défauts inhérents à un premier roman mais dans l'ensemble, ce roman m'a beaucoup plu.