En 1934, l’adjudant Camille Defaux est dépêché à l’abbaye de Pébrac, un lieu chargé de souvenirs dont il se serait bien passé.
Le curé du village a été retrouvé mort dans des circonstances brutales et, très vite, l’enquête prend une dimension plus sombre que prévu.
Dans ce village rural où les pierres semblent garder les secrets, Defaux avance parmi les silences, les rancœurs anciennes et les mystères enfouis. Le passé et le présent s’entremêlent, révélant des drames que Pébrac n’a jamais vraiment oubliés.
Luc Bergougnoux signe ici un polar historique immersif, porté par une plume soignée, descriptive et très visuelle.
On voit l’abbaye, on sent l’humidité des murs, on entend les échos des cloches.
L’ambiance des années 30 est retranscrite avec précision, entre traditions rurales et tensions d’une Europe qui change.
Le personnage de Defaux est solide, humain, en prise avec ses propres fractures.
Les habitants de Pébrac, quant à eux, sont tous nuancés, porteurs de zones d’ombre et de non-dits qui enrichissent l’enquête.
Si la conclusion, très surprenante, m’a laissée quelque peu mitigée, j’aurais apprécié un dénouement plus marquant pour un polar, toutefois, cela n’enlève rien à la qualité du récit ni à l’atmosphère captivante qui enveloppe chaque page.