Dans le récit dystopique « New Lutèce 2528 », l’auteur nous immerge dans un monde futuriste où s’entrelacent technologie, questions sociétales, éthique et amour. Bien que l’action se situe dans un avenir lointain, les problématiques évoquées résonnent malheureusement avec notre présent. New Lutèce est une ville fracturée : les élites vivent dans un luxe indécent tandis que la majorité lutte pour survivre. Lowen et Ada, les protagonistes, appartiennent au camp des privilégiés, mais ils ne sont pas insensibles à cette injustice. La culpabilité les éteint parfois, car la fracture sociale, lorsqu’elle devient insupportable, peut mener à des conséquences brutales.
Dans ce cadre sombre, c’est Ada qui illumine le récit. Par sa douceur et son humanité, elle semble presque en décalage avec le monde déshumanisé qui l’entoure. Sa relation avec Lowen est empreinte d’une authenticité rare, mais n’échappe pas aux épreuves. L’auteur nous entraîne jusqu’à une fin étonnante où plane une certaine ambiguïté qui soulève une question troublante : lorsque la technologie atteint un niveau d’une telle qualité, que reste-t-il de l’essence humaine ?
« New Lutèce 2528 » est pourtant un récit humain dans un monde déshumanisé, qui nous rappelle que l’amour peut substituer, quelle que soit sa forme.