2020, un enfant de six ans disparaît.
Un flic endeuillé, animé par une soif de justice.
Années 80, un pensionnat pour enfants orphelins.
Trois histoires que l’on découvre d’abord séparément. Trois récits qui ne semblent pas se croiser, même si, au fil des pages, quelques indices viennent semer le doute. J’ai échafaudé mille hypothèses, soupçonné de nombreux personnages, cherché le lien entre ces trajectoires. Pensant trouver toutes les réponses à la fin du roman, j’ai alors découvert qu’il s’agissait d’un tome 1. Je ne mentirai pas, la frustration a été immense, comme si l’on m’avait stoppée net dans mon élan. Cela dit, cette frustration est aussi la preuve que j’ai véritablement accroché à ce roman. J’aurais simplement aimé le savoir avant d’entamer ma lecture.
Lorsque Tom disparaît, mon cœur s’emballe immédiatement. J’imagine le pire, car même s’il s’agit d’une fiction, l’histoire dénonce et met en lumière des réalités glaçantes. Sa famille, sous le choc, tente de survivre comme elle peut, chacun à sa manière.
Quarante ans plus tôt, dans un foyer situé au cœur du Jura, des enfants se rencontrent et tissent des liens d’amitié, dans le meilleur comme dans le pire. Ensemble, ils feront face à l’innommable, à l’indescriptible, à ce qui est malheureusement trop vu, trop connu.
En parallèle, un policier, brisé par la mort de sa femme, s’enferme durant des années dans une obsession : résoudre cette enquête, au point d’y perdre son travail. Jusqu’au jour où son voisin est retrouvé mort dans des circonstances monstrueuses. L’horreur surgit tout près de lui, ravivant cette soif de vérité et cette force intérieure qu’il croyait éteinte.
J’ai adoré suivre ces trois récits qui semblent ne rien avoir en commun, et pourtant. Certaines scènes sont difficiles à lire, la colère monte progressivement, sans doute parce que les thèmes abordés restent, hélas, terriblement actuels. Malgré la frustration ressentie en refermant ce premier tome, l’envie de découvrir la suite est bien là. Crainte et désir se mêlent, deux émotions contradictoires, mais puissantes, exactement ce que ce roman m’a fait ressentir.