L'histoire se déroule aux États-Unis, des années 70 jusqu'à une époque plus contemporaine. On évolue principalement dans des paysages naturels comme les canyons, les forêts et les espaces reculés loin des grandes villes. Ce cadre m'a beaucoup plu, il est à la fois beau et immersif. Les descriptions mettent bien en valeur ces lieux et renforcent le côté contemplatif du roman.
On suit principalement Objiwana, un Amérindien dont on découvre à la fois l'enfance et la vie actuelle. Même si son enfance est abordée assez rapidement, elle permet de mieux comprendre son parcours. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié, malgré les épreuves, il reste profondément humain, tourné vers les autres et très attaché à sa famille.
Suzie, une Américaine, est également un personnage important. Même si certains de ses choix m'ont parfois laissée perplexe, elle reste intéressante et agréable à suivre, notamment par son attachement à sa famille.
J'ai aussi aimé la diversité des générations avec les jeunes, porteurs d'espoir mais parfois perdus entre leurs identités amérindienne et américaine, et les anciens, plus attachés aux traditions et marqués par le passé. Cette opposition apporte une vraie richesse au récit.
La présence des enfants renforce encore cet aspect générationnel et donne une vision plus globale de la famille et de son évolution.
Le roman aborde des thèmes forts comme l'identité, la transmission, le poids du passé et la difficulté de trouver sa place entre deux cultures. L'histoire est parfois contemplative, ce qui peut ralentir le rythme, mais ça permet aussi de mieux s'imprégner de l'ambiance et des réflexions proposées.
La plume est agréable à lire, même si le rythme peut sembler un peu lent par moments par rapport au côté contemplatif du récit.
Je le recommande aux lecteurs qui apprécient les récits contemplatifs, les histoires familiales et les cultures amérindiennes.