🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂
C’est exactement ce que je me suis dit en tombant sur la dernière page. Impossible que ça s’arrête là, j’étais tellement plongée dans ma lecture que j’en voulais encore.
Et oui… j’ai adoré. J’ai l’impression d’aimer beaucoup de choses ces derniers temps, mais ici, c’était vraiment mon style : immersif, court, qui commence doucement et qui termine en beauté.
Chaque histoire m’a donné des frissons, mais j’ai clairement ma petite favorite… celle qui va me poursuivre jusque dans mes cauchemars cette nuit. 👀🌑
Le collectionneur de sourires : Un collectionneur macabre pris à son propre jeu. Glauque juste comme il faut.
La statique ❤️ : Des voix dans les sons blancs d’un vieux transistor… Ça a réveillé une vieille hantise.
Démangeaisons : Oui, j’ai passé toute la lecture à me gratter. Littéralement.
Le goût du silence : Les descriptions des sons et de leurs “goûts” sont incroyablement bien rendues.
La tapisserie : Les vieilles tapisseries + la paréidolie = combo fatal. Je regarderai les motifs deux fois désormais.
Le huitième étage : La curiosité est un défaut… mais parfois un très bon moteur narratif.
Berceuse pour un monstre : Probablement celle qui m’a le moins séduite, peut‑être parce qu’elle est trop effrayante quand on a des enfants.
Celle‑ci m’a glacée.
Dans ma jeunesse, les vieux écrans cathodiques avaient ce grésillement, ce bruit blanc qui me faisait déjà frissonner. Ici, j’ai retrouvé exactement le même malaise : entendre ou voir quelque chose qui ne devrait pas être là… et qui semble vouloir s’échapper dans la réalité. Brrrrr. 👁️📺
Ce n’est pas gore.
L’horreur, la peur, les créatures, les monstres… tout est amené avec justesse, sans jamais tomber dans le trop‑plein. Les descriptions sont précises mais pas lourdes, ce qui m’a permis d’imaginer parfaitement chaque scène, chaque silhouette, chaque frisson. J’aime l’horreur, mais j’aime encore plus quand elle résonne, quand elle suggère plutôt qu’elle n’assomme.
Ici, le dosage est parfait : intense, mais jamais étouffant, et le format court amplifie encore cette efficacité.
🅼🅰 🅽🅾🆃🅴
4,75/5
« Parasites » est un recueil de nouvelles qui font délicieusement peur. Et pourtant, je suis loin d’être une habituée des films d’horreur, je suis même la toute dernière à m’y mettre ! Mais en lecture, j’adore ces ambiances pesantes, où la réalité semble floue. J’ai passé un excellent moment avec ce recueil et j’ai savouré chacune des histoires, certaines encore plus marquantes que d’autres.
Chaque nouvelle commence de manière apparemment banale et pourtant, on sent rapidement qu’un trouble se trame. Une sensation malsaine, une intuition désagréable. On sait que quelque chose va arriver et on attend en essayant de se préparer. Et les chutes ! C’est tout le plaisir de ce format : l’action arrive vite, le dénouement aussi, et surtout, la tension ne nous lâche jamais, jusqu’à une fin qui laisse sans voix. À chaque fois.
J’aimerais tellement en dire plus, mais ce serait gâcher le plaisir de la découverte. Chaque histoire nous plonge dans un nouvel univers inquiétant et il ne tient qu’à vous de prendre le risque. Parmi elles, deux nouvelles ont laissé une empreinte particulièrement forte : La Statique et La Tapisserie. Elles laissent un sentiment ambivalent, entre fascination et horreur et j’adore cette sensation.
Je découvre avec ce recueil l’écriture d’Enrique Valverde, et je sais déjà que je ne vais pas m’arrêter là, j’ai envie d’en découvrir bien plus.
Je vous présente aujourd'hui un recueil de 7 nouvelles, qui sont toutes plus horrifiques les unes que les autres.
L'auteur frappe fort avec ce recueil, il a utilisé volontairement le minimum de mots afin de s'assurer que le lecteur ne sort pas indemne de cette lecture.
Le style est direct et efficace sans tergiversations, l'ambiance macabre à souhait.
L'auteur est vraiment talentueux dans ce genre littéraire, puisqu'il excelle à plonger le lecteur dans l'angoisse, chaque nouvelle nous invite à découvrir les horreurs qui grouillent en dessous, notamment pour la nouvelle intitulée "Démangeaisons", où je me suis demandé ce qui pouvait bien se cacher et grouiller sous la peau du personnage. Brrr...
Ces parasites détruisent de l'intérieur chaque protagoniste dans une folie latente et sournoise : c'est une porte ouverte sur l'horreur, le lecteur est confronté à ses peurs les plus profondes.
-> Et n'oubliez pas, ne regardez JAMAIS dans le jardin à la nuit tombée !
-> Et surtout si vous emménagez dans un nouvel appartement, la première chose à faire sera d'enlever l'ancien papier peint... Sait on jamais au cas où quelque chose se cacherait à l'intérieur !
Se fût une très belle lecture pour moi.
Merci à l'auteur pour l'envoi de son livre et pour sa confiance.